Historique

C’est en juin 2008 (le week-end des 21 et 22 juin) qu’a eu lieu le premier « Parcours d’Artistes de Beloeil », à l’initiative d’un habitant de l’entité, Pierre Marie SPROCKEELS. Cet avocat, ayant une forte sensibilité aux arts plastiques, fréquentant quelques  artistes, voulait mettre en place une activité qui permette à l’art d’aller à la rencontre de tout un chacun.

Il souhaitait faire sortir les artistes de leurs ateliers et, pour ceux qui en ont, de leurs galeries.

Il cherchait aussi à attirer dans sa verte campagne des amis, surtout les bruxellois, qui rechignaient à quitter la capitale pour venir le visiter dans son Hainaut..

Il était sensible aussi aux plaintes des élus de Beloeil qui regrettaient  qu’il n’y ait pas de lien fort entre les dix villages de l’entité (mais qui ne faisaient pas grand-chose pour en créer..)

Malgré la difficulté de constituer un groupe pour porter le projet, il a lancé un appel aux habitants pour les inviter à ouvrir leurs portes à l’art d’aujourd’hui, en même temps qu’il invitait des artistes à honorer de leur présence ce « Parcours ».

Pour la première édition,  tout s’est organisé très vite. La mayonnaise a pris rapidement, les participants se sont montrés enthousiastes.  Des œuvres d’une soixantaine d’artistes de qualité ont été exposées dans  35 lieux différents : maisons, jardins, ateliers d’artistes, dans les dix villages de l’entité.

L’accent était mis sur les rencontres et la dimension chaleureuse de l’accueil. Les artistes devaient être présents sur les lieux et ils ont eu à cœur d’intégrer leur travail dans les lieux inhabituels qui les accueillaient. Ils ont reçu les visiteurs avec chaleur. Les propriétaires quant à eux étaient de vrais maîtres de maison. La plupart ont servi à boire, voire à manger, à leurs visiteurs qui étaient reçus comme des hôtes de pris, ou de vieux amis, alors que c’étaient parfois des voisins, parfois de parfaits inconnus.

Cette première édition, réalisée avec l’enthousiasme des débutants, avait laissé un goût de trop peu.  Contacter des artistes en avril pour un « Parcours » au mois de juin, c’était souvent un peu tard. Il a donc été décidé de réaliser une seconde édition qui serait parfaite évidemment, puisqu’on s’y prendrait plus tôt..

Et puis, il y en a eu une troisième, pour capitaliser sur les deux premiers succès…Et ainsi de suite, jusqu’à aujourd’hui.

Chaque année, on a essayé d’innover.

Sur la durée..

Le « Parcours » ouvrait au début le samedi matin, à 10 heures, pour se terminer le dimanche soir, à 19 heures. Puis on y a ajouté une « soirée d’ouverture » le vendredi.

La plainte récurrente concernant le Parcours touchait à l’impossibilité pour ceux qui ouvraient leur maison d’en sortir pour aller voir les autres lieux d’exposition et rencontrer les artistes.  On n’a jamais parfaitement réussi à résoudre ce problème. Chacun doit pouvoir prendre de son temps pour aller voir les lieux d’exposition qui l’attirent, et laisser chez soi un parent, un ami, un enfant pour accueillir les visiteurs…

De notre côté, nous avons organisé cette soirée pour permettre aux gens de se rencontrer avant de démarrer le « Parcours », dans une ambiance festive. On a chaque année prévu une animation de qualité pour la soirée, toujours dans le registre artistique, mais avec des tonalités très différentes : la première année, dans le jardin de l’organisateur, au milieu des rosiers, on a eu la conteuse Paule Mauroy. On a eu la violoncelliste Camille Seghers, la cantatrice Pascaline de Montjoye à la Grange. Mais précisément avec Pascaline qui aurait mérité une écoute attentive et respectueuse, on s’est aperçus des limites du genre. 200 à 300 personnes, en train de manger et boire comme on le  fait à une réception, cela fait du bruit, un bruit de fond, qu’il est impossible de réduire durablement. On a donc eu aussi des artistes visuels, qui n’avaient pas besoin du silence pour réussir leurs prestations.

Cette année, on a invité un prestigiditateur, un magicien.

Cette année, aussi, pour la première fois, le Parcours s’étalera sur deux week-ends. Les 2ème et 3ème week-ends de septembre. Une vraie révolution… Un défi énorme. Parce que de nombreux artistes ne pourront pas se libérer les deux week-ends. Ceux qui viennent de l’étranger devraient rester loin de leurs bases une dizaine de jours. Pour certains, c’est impossible..

Cette durée pose des problèmes aussi aux propriétaires qui nous ouvrent leurs maisons. On n’ose pas imaginer demander à laisser les œuvres de nos artistes durant une dizaine de jours à l’incinérateur de Thumaide, où on travaille 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, pour ne citer qu’un exemple…

Mais cette durée s’impose parce que de nombreux amateurs d’art faisaient remarquer qu’il est impossible de voir tout sur un week-end. Chaque rencontre est riche et peut prendre du temps.. Et peu de gens disposent d’un week-end complet. Leur donner deux week-ends s’avère donc un bon choix en tout cas pour les visiteurs.

En plus,  certains artistes ne venaient pas le vendredi soir, parce qu’ils avaient prévu de réaliser leur installation à ce moment-là, ou parce qu’ils n’allaient arriver à Beloeil que le samedi, tôt dans la matinée. Un des objectifs de cette soirée d’ouverture n’était donc pas atteint.

On supprime donc la soirée du vendredi, ou plutôt on la reporte au samedi soir.

Là, pas d’excuses, tout le monde est présent à Beloeil. On pourra se retrouver tous ensemble pour fêter ce beau projet.

Sur les partenaires

Très vite, des partenariats ont été noués avec, par exemple, des établissements HORECA de l’entité qui allaient offrir aux visiteurs ne connaissant pas les ressources de l’entité  l’assurance d’avoir un menu de qualité, pour un prix fixe. C’est ainsi qu’on a très vite travaillé avec la taverne Saint Géry à Aubechies, ou la Table du Boucher à Quevaucamps. On a sollicité aussi Le « bio village » pour obtenir des paniers pique-nique pour ceux qui souhaiteraient choisir l’endroit pour faire une pause, librement.

On a renseigné aussi sur le site du Parcours les hôtels et chambres d’hôtes de la région, pour les personnes qui allaient passer tout leur week-end chez nous. Certains artistes ont choisi aussi cette formule, même si la plupart ont préféré être accueillis chez l’habitant. C’est que l’accueil est chaleureux dans la région…

Cette année, nous offrons à une série de partenaires locaux, dont les antennes locales des clubs-services, l’occasion de profiter de l’affluence de public pour installer des stands à eux sur certains lieux d’exposition. Certains en profiteront sans doute pour installer une buvette…de quoi rendre certains lieux encore plus attrayants.

Cette année redémarre aussi la collaboration avec le Centre Culturel de Beloeil. A terme, on espère que les ateliers à contenu artistique mis en place par le Centre Culturel fourniront les stewards, guides et autres bénévoles dont le « Parcours » a tant besoin. Mais cette année déjà, le Centre culturel nous ouvrira ses portes le premier week-end du Parcours. On y fera la soirée du samedi 8 septembre, et on y accueillera plusieurs artistes, dont certains qui travailleront « en direct ». Il est même possible que certains acceptent  une participation des visiteurs qui le souhaiteraient..C’est une vraie évolution. On avait connu déjà un sculpteur/fondeur venu montrer au public la technique du moulage à  la cire perdue.  Et Sei Arimori avait déjà animé une « master class » consacrée à la technique du tempera et le travail de la feuille d’or. Cette année on aura plusieurs artistes en « direct live »..

Les disciplines

On a toujours accueilli des représentants de toutes les disciplines artistiques.

Cette année, on met l’accent sur l’extérieur. C’est un choix dicté par le passage à une plus longue durée d’exposition. Certains propriétaires ne veulent ou ne peuvent ouvrir leurs maisons deux week-ends d’affilée. C’est vrai que parfois, pour nous être agréables et parce qu’ils aiment ça, ils laissent les artistes envahir leur maison entière. Ce qu’on apprécie pour un week-end ne peut pas toujours se prolonger durant 9  à 10 jours…Certains propriétaires n’ouvriront dès lors que leurs jardins..

En plus, deux lieux très sympas nous ont été proposés qui seraient susceptibles d’accueillir du Land art, au plus près de la nature.

On met donc l’accent cette année sur l’outdoor…mais sans abandonner bien entendu les lieux où nous pouvons exposer nos artistes d’intérieur.

Le « Parcours » offrira donc cette année une gamme plus complète encore que d’habitude..

Sur le public

Les visiteurs du « Parcours » sont évidemment un des éléments-clés du succès de l’événement. Il faut qu’ils soient nombreux pour asseoir la réussite de l’organisation. Mais il faut éviter les pièges comme les difficultés de stationnement à certains endroits particulièrement fréquentés. A ce niveau, étaler le « Parcours » sur deux week-ends ne peut être que bénéfique.

Pour faire venir un public nombreux, plusieurs pistes doivent être suivies. D’abord, il faut un programme attrayant, c’est-à-dire des artistes de qualité. C’est le boulot de Pierre Marie SPROCKEELS que de parcourir le pays du nord au sud, et de nombreuses régions de France, des Pays-Bas et d’Angleterre, pour rencontrer  ces artistes et essayer de les attirer chez nous.

On compte ensuite que ces artistes feront connaître le « Parcours » aux membres de leur propre carnet d’adresses…

Nous invitons aussi chaque année les propriétaires ouvrant leurs maisons  à saisir l’occasion pour inviter famille et amis..

Et puis cette année, nous allons essayer d’être encore plus actifs, et d’avoir par nous-mêmes une meilleure connaissance de nos visiteurs. Il n’est évidemment pas question de placer des registres à l’entrée de chacun des lieux d’exposition…Il n’est pas question non plus de conditionner l‘accès aux lieux d’exposition du « Parcours » à l’achat d’un « PASS » qui permettrait de demander aux visiteurs leur adresse mail…Le Parcours est et restera d’accès gratuit.

La solution imaginée consiste donc à organiser cette année un concours qui aurait pour objet le choix des meilleures photos prises par les visiteurs durant les deux week-ends du Parcours…On obtiendrait ce faisant les coordonnées des plus actifs de nos visiteurs..

Ce qui ne change pas :

  • La qualité des artistes
  • Le sens de l’accueil des propriétaires ouvrant leurs maisons
  • La gratuité totale du Parcours. Ca nous pose des problèmes en termes de ressources, mais c’est une évidence. L’accès à la culture doit être identique pour tous. C’est en se frottant à la culture qu’on apprend..