Léa Falguère

Mon travail tente de trouver des détours pour aborder « corps » du côté de ses « opérations », à entendre au sens des opérations plastiques qui le construisent, et au sens des opérations médicales-celles qui figurent sur les manuscrits anatomiques dont il s’inspire.

En prélevant des fragments de représentations picturales et médicales à travers l’histoire, je tente de recomposer des « corps du dessin » aux limites incertaines – on pourrait les appeler « corps sur pas-pied » – en m’interrogeant sur les possibilités de croisement entre l’expérience interne d’un corps et la construction d’une image.

En même temps qu’un corps nous dévoile ses tracés et ses textures, comment une représentation peut-elle nous montrer son « anatomie », la façon dont se détressent ses couleurs et ses mesures ? Pourrait-on penser une « pathologie » du dessin ?