Guillaume Hoedt

Mon travail consiste à présenter l’espace urbain comme un ensemble de textures. Au fil de mes marches en ville, que je considère comme une exploration aux confins de ces textures, j’ai l’occasion d’observer les incohérences de cette ville, ses absurdités, ses in¬frastructures de contrôle et de discrimination, etc. Les rues, les places, les passages, les souterrains, les passerelles constituent des pores, des crevasses, des excroissances…

Parfois, le trait est comme un fil qui tisse le réseau urbain, tiré d’un geste mécanique pour le rendre plus propice à l’invasion.

La vaste question politique qui soutient mon travail est: de quel droit délimitons et pre¬nons-nous possession de la terre en dehors de nos besoins?