Christian Pasturel

Christian Pasturel est né le 05 avril 1943 à Flers de L’Orne. Il habite depuis 1985 à Coutances, il fut l’élève de Monsieur Lefèvre au lycée de Cherbourg et au club artistique des cheminots

Il travailla pour l’éducation nationale, et fut en poste à l’étranger et en France.Il a participé à de nombreuses expositions personnelles ou de groupes, en France (Grenoble, Paris, Bricquebec, Coutances, Coutainville, Torigni, Bourg de Péages, Gratot, Gouville, Rennes, Ernée, Brecey) mais également à l’étranger : Suède, Maroc, Pologne, U S A, Allemagne, Italie, Irlande, Espagne. Ses travaux ont été acquis par le F R A C de basse Normandie (1985 et1988.)D’autres se trouvent dans des collections privées en France ou à l’étranger, Allemagne, Espagne, Brésil, Grèce…… dont celles de Malcom Forbes ou de Fernando Arrabal.

Pasturel utilise la peinture à l’huile sur toile, dans une démarche abstraite, où il recherche des traces d’humanité dans les formes et les couleurs qui lui apparaissent et se font jour à travers le mouvement qu’il influe à sa peinture.

Nous reprendrons quelques extraits d’un article qu’il écrivit pour le numéro 46 de la revue littéraire « L’atelier du roman, où il essaie de donner quelques clés concernant son travail
« Peindre, étaler de la matière pigmentée sur une toile, harmoniser des teintes, construire des formes aléatoires, traduire une émotion envahissante, un ressenti enfoui au plus profond de notre être, essayer de donner du sens à ce bric-à-brac de l’existence, tout cela sur une surface plane, tout cela dans un ordre agencé, reste l’apanage de celui qui le fait. Il dit également à propos de la phrase si souvent entendue, à savoir : « C’est beau, c’est ressemblant »…la réalité était autre part, derrière la façade des choses, parfois d’apparence simple, dans l’abstraction qui nous ouvre tous les champs des possibles. C’est Kundera qui dans « L’insoutenable légèreté de l’être », fait dire à Sabrina « Devant, c’était le monde parfaitement réaliste et, en arrière-plan comme une toile déchirée d’un décor de théâtre, on voyait quelque chose d’autre, de mystérieux ou d’abstrait… devant, c’était le mensonge intelligible, et derrière l’incompréhensible vérité. »
Plus loin, on peut lire encore :
« Si la peinture est dans sa conception une démarche profondément solitaire, engageant totalement l’individu, elle tend par contre vers les autres. La peinture n’appartient pas à celui qui la fait, il ne serait qu’une sorte de médium, de filtre humain condensant les émotions, les impressions, éprouvées par tous les autres. Peindre est devenu pour moi une nécessité vitale, et il me faut cent fois sur le métier remettre mon ouvrage. En peinture comme dans toute entreprise humaine, il faut savoir prendre un minimum de risque, savoir se mettre parfois en déséquilibre, afin de connaître la délectable sensation de la légèreté de l’être.
Enfin, pour répondre à ceux qui souvent demandent : « Mais vous prenez combien de temps pour faire cela ? » je répondrai ce que me suggéra une visiteuse inspirée :
« Cinquante ans, le temps d’une vie et de l’expérience acquise, mais toujours en devenir »
Pour terminer son texte, Pasturel reprend une citation de Blaise Cendrars reprise par Michel Déon dans l’un de ses ouvrages :
« La sérénité ne peut être atteinte que par un esprit désespéré, et pour être désespéré, il faut avoir beaucoup vécu et aimer encore le monde ».